CHAPITRE 01 11
Un enfant nommé Mena’hem Mendel
Mena’hem Mendel naît à Nikolaïev en 1902. Son père, Rabbi Lévi Its’hak Schneerson, est un érudit ; sa mère est la Rabbanit ‘Hanna. Il porte le même nom que son ancêtre, le Tséma’h Tsédek.
La Torah tient une place essentielle dans sa famille. Ses premières années se déroulent dans l’Empire russe, à une époque difficile pour de nombreuses communautés juives. Le petit garçon que ses parents élèvent deviendra le septième Rabbi de ‘Habad. Son histoire commence auprès de ses parents et de ses maîtres.
CHAPITRE 02 11
Aider d’autres enfants
Sa mère a gardé un souvenir de 1905. Alors que des violences menacent les Juifs, plusieurs mères et leurs enfants se réfugient dans une pharmacie. Certains enfants ont peur et pleurent. Mena’hem Mendel, encore tout petit, contribue à les calmer.
Nous connaissons cet épisode par le témoignage transmis par la Rabbanit ‘Hanna. Il montre une attention aux autres qui prendra une grande place dans sa vie. Il ne donne pas un long discours. À ce moment-là, l’aide consiste à soutenir d’autres enfants dans une situation effrayante. Bien des années plus tard, les enfants resteront au cœur de son action.
CHAPITRE 03 11
Grandir et étudier
En 1909, sa famille s’installe à Yekaterinoslav, où son père devient rabbin. Mena’hem Mendel poursuit son étude auprès de lui et approfondit la Torah. En grandissant, il s’intéresse aussi aux sciences et aux mathématiques.
Les années passent dans un pays bouleversé par la guerre et la révolution. En 1923, il rencontre Rabbi Yossef Its’hak, le Rayats. Cette rencontre marque une étape importante. Les liens entre eux se renforcent, et le jeune homme participe à des missions confiées par le Rabbi. Bientôt, ils seront aussi unis par un lien familial.
CHAPITRE 04 11
Un mariage, puis Berlin et Paris
En 1928, à Varsovie, Mena’hem Mendel épouse la Rabbanit ‘Haya Mouchka, fille du Rabbi Rayats et de la Rabbanit Ne’hama Dina. Ses parents, restés en Union soviétique, ne peuvent pas y assister.
Le couple vit ensuite à Berlin, puis s’installe à Paris en 1933. Mena’hem Mendel poursuit ses études de Torah et sa formation scientifique. Il reste aussi en relation avec son beau-père et participe à son travail. Ces années européennes préparent une nouvelle étape, mais la guerre va obliger le couple à quitter la France.
CHAPITRE 05 11
Le bateau vers New York
Lorsque l’Europe est déchirée par la guerre, le Rabbi Rayats et ses collaborateurs cherchent à mettre le couple en sécurité. Après de nombreuses démarches, Mena’hem Mendel et ‘Haya Mouchka peuvent rejoindre Lisbonne, au Portugal. Ils embarquent sur le Serpa Pinto.
Le navire arrive à New York le 28 Sivan 1941. Ils retrouvent le Rabbi Rayats, installé en Amérique depuis l’année précédente. Des ‘hassidim les accueillent, puis des élèves viennent les saluer au 770 Eastern Parkway, à Brooklyn. Cette adresse prendra une place centrale dans leur vie et dans celle de ‘Habad.
CHAPITRE 06 11
Des livres pour apprendre
À New York, son beau-père lui confie plusieurs tâches. Il travaille notamment chez Kehot, la maison d’édition de ‘Habad. On y prépare des livres pour que chacun puisse apprendre la Torah.
Il rassemble aussi des enseignements dans un petit calendrier : Hayom Yom. À chaque date, une pensée à lire et à garder avec soi. Les livres peuvent voyager très loin : ils permettent de transmettre un enseignement à des personnes que l’on n’a jamais rencontrées.
CHAPITRE 07 11
Une année de passage
Le 10 Chevat 1950, le Rabbi Rayats quitte ce monde. Son gendre soutient les institutions, répond aux demandes et encourage les ‘hassidim à poursuivre le travail. Beaucoup souhaitent qu’il accepte de devenir leur Rabbi.
Un an plus tard, le 10 Chevat 1951, il prononce le discours Bati Legani. Cette date marque son acceptation officielle de la direction de ‘Habad. Il y développe une idée qui guidera son action : le monde peut devenir une demeure pour Hachem. Chacun contribue à cette mission par la Torah, les mitsvot et le bien qu’il accomplit.
CHAPITRE 08 11
Une mission loin de chez soi
Depuis Brooklyn, le Rabbi encourage des couples à partir aider d’autres communautés. On les appelle les chlou’him : les envoyés. Ils enseignent la Torah et organisent la vie juive dans de nombreuses villes. Ils continuent et agrandissent les projets du Rayats.
Dans les années 1950, le Rabbi crée aussi des groupes pour les femmes et pour les jeunes. Toute la famille peut apprendre et agir. Une idée l’accompagne : la Torah doit pouvoir rejoindre chacun, même très loin de Brooklyn. Pour cela, il faut des personnes prêtes à partir, à enseigner et à aider.
CHAPITRE 09 11
Commencer par une mitsva
Le Rabbi lance de grandes campagnes pour encourager la pratique des mitsvot. Il propose des actions précises : étudier la Torah, donner la tsédaka, vérifier les mezouzot, mettre les téfilines ou allumer les lumières de Chabbat au moment prévu.
Une personne peut commencer par une action qu’elle est capable d’accomplir. Cette action compte déjà et peut en entraîner une autre. Les campagnes rendent cette invitation visible dans de nombreux pays. Elles rappellent que le lien avec Hachem ne concerne pas seulement les moments passés à la synagogue : il peut éclairer la maison, l’étude, le travail et la rencontre avec quelqu’un.
CHAPITRE 10 11
La place des enfants
En 1980, le Rabbi fonde Tsivot Hachem, un mouvement qui encourage les enfants à étudier et à accomplir des mitsvot. Il leur consacre des rassemblements et leur adresse des enseignements. Leur participation compte dès maintenant, pendant l’enfance.
Les discours du Rabbi, ses lettres et ses explications de la Torah sont également recueillis et publiés. Dans cette œuvre, de nombreux sujets de la vie sont abordés. On y retrouve le même appel à agir : ce que l’on apprend doit pouvoir conduire à un bien concret, à la maison comme auprès des autres.
CHAPITRE 11 11
Une œuvre poursuivie dans le monde
La Rabbanit ‘Haya Mouchka quitte ce monde en 1988. Quelques années plus tard, la santé du Rabbi est gravement atteinte. Il quitte ce monde le 3 Tamouz 1994. Les communautés continuent à étudier ses enseignements et à développer les institutions qu’il a encouragées.
Son histoire a traversé plusieurs pays : la Russie de son enfance, l’Europe de sa jeunesse, puis l’Amérique. Son action, elle, a rejoint bien d’autres lieux. Les émissaires, les écoles et les familles poursuivent ce travail. Une leçon apprise, une mitsva accomplie et une personne aidée donnent à cette transmission une forme concrète, jour après jour.
Au fil des villes d’Europe


