Le Rabbi Rayats רבי יוסף יצחק — אדמו״ר הריי״צ

Yossef Its’hak : la Torah en voyage

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Voix et vitesse

Le rendu des noms hébraïques varie selon la voix choisie.

Lecture avec la voix de ton appareil.

CHAPITRE 01 11

Le petit garçon de Loubavitch

Yossef Its’hak naît à Loubavitch en 1880. Son père est Rabbi Chalom Dov Ber, le futur Rachab, et sa mère la Rabbanit Chterna Sarah. Il est leur fils unique. Il commence à apprendre auprès de maîtres, tandis que son père suit son éducation avec soin.

L’enfant grandit parmi les enseignements et les souvenirs familiaux. Ce monde de livres, de récits et de coutumes nourrira sa propre manière de transmettre. Plus tard, beaucoup le connaîtront sous le nom de Rabbi Rayats.

CHAPITRE 02 11

Garder les histoires

Sa grand-mère, la Rabbanit Rivka, raconte de nombreux souvenirs. Le jeune Yossef Its’hak les écoute. Son professeur l’encourage aussi à écrire un journal. Les événements qu’il observe, les enseignements qu’il entend et les histoires reçues peuvent ainsi être conservés.

Grâce à ses écrits, des lecteurs qui n’ont jamais connu Loubavitch pourront découvrir ses habitants et leurs façons de vivre. Il deviendra un grand conteur de l’histoire ‘hassidique.

CHAPITRE 03 11

Un mariage et une famille

En 1897, Yossef Its’hak épouse la Rabbanit Ne’hama Dina, fille de Rabbi Avraham et de la Rabbanit Yokheved. Le mariage a lieu à Loubavitch. Le couple aura trois filles : ‘Hanna, ‘Haya Mouchka et Cheina.

Quelques jours après les noces, son père annonce l’ouverture d’une nouvelle yeshiva. La fête familiale rejoint ainsi un projet qui concernera beaucoup de jeunes. Cette école voyagera ensuite dans plusieurs pays. Mais la famille qu’il fonde et la responsabilité éducative qui l’attend occuperont une grande place dans sa vie.

CHAPITRE 04 11

Aider son père

À l’adolescence, Yossef Its’hak commence à aider son père. Il devient son secrétaire : il s’occupe de lettres et de nombreuses demandes. Puis son père lui confie la direction de Tom’hei Temimim. Il faut prendre soin de l’école et de ses élèves.

Parfois, il accompagne des démarches auprès des autorités pour aider les familles juives. Il participe aussi à l’envoi de matsot aux soldats. Toutes ces tâches lui apprennent à écouter les besoins des autres et à chercher comment les aider. Il travaille déjà beaucoup, bien avant de devenir Rabbi.

CHAPITRE 05 11

Une école menacée

En 1920, le Rachab quitte ce monde à Rostov. Yossef Its’hak devient le sixième Rabbi de ‘Habad. Il reçoit une mission particulièrement chère à son père : prendre soin de la yeshiva. Mais le nouveau pouvoir communiste combat la pratique religieuse.

À Rostov, l’école finit par être fermée. Des enseignants sont arrêtés et les élèves doivent partir. Le Rabbi cherche alors d’autres lieux où poursuivre l’étude. Une branche s’ouvre à Varsovie en 1921. En Russie même, des groupes continuent à fonctionner clandestinement. Une porte fermée ne doit pas faire disparaître l’enseignement reçu.

CHAPITRE 06 11

Maintenir l’étude, malgré le danger

Sous sa direction, des personnes courageuses organisent l’apprentissage de la Torah dans différentes villes. Elles cherchent des maîtres, réunissent des élèves et s’efforcent de maintenir la vie juive. Les autorités peuvent punir sévèrement ces activités.

Le Rabbi connaît ces dangers. Il continue pourtant à soutenir l’éducation et les communautés. Cette action le place directement face au pouvoir soviétique. En 1927, il est arrêté à Leningrad. Ce n’est plus seulement une difficulté administrative ou une école fermée : sa propre liberté, et bientôt sa vie, sont en jeu.

CHAPITRE 07 11

De la prison à Kostroma

Le Rabbi est d’abord condamné à mort. Des interventions et des protestations contribuent à faire modifier cette condamnation. Il est ensuite envoyé en exil dans la ville de Kostroma. Même hors de la prison, il n’est pas encore libre de rentrer chez lui.

Les événements se succèdent rapidement. Le 12 Tamouz, jour de son anniversaire, il apprend qu’il doit être libéré. Les documents nécessaires lui sont remis le lendemain. C’est pourquoi les ‘hassidim célèbrent ensemble les 12 et 13 Tamouz. Ces dates gardent la mémoire d’un danger immense et de la délivrance qui a suivi.

CHAPITRE 08 11

Enfin libre : que faire maintenant ?

Après sa libération, le Rabbi écrit aux communautés. Il leur demande de continuer à étudier la Torah et à faire vivre le judaïsme. Le danger a été grand, mais son travail doit continuer.

Chaque année, les 12 et 13 Tamouz, les ‘hassidim se réunissent pour se souvenir de sa libération. Ils cherchent aussi une bonne action à entreprendre. Aider une école, ouvrir un cours, apprendre avec quelqu’un : voilà des façons de poursuivre ce que le Rabbi a défendu.

CHAPITRE 09 11

De Riga à l’autre côté de l’océan

Le Rabbi quitte l’Union soviétique en 1927 et s’établit d’abord à Riga. Il poursuit son action en Europe. En 1929, il visite la Terre d’Israël puis les États-Unis, avant de revenir en Europe et de s’installer plus tard en Pologne.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale commence, il se trouve dans un pays envahi. Des démarches de sauvetage permettent son départ. Il atteint New York en 1940. Malgré sa santé éprouvée, l’Amérique va devenir un nouveau lieu pour reconstruire les institutions et l’éducation juive.

CHAPITRE 10 11

Reconstruire en Amérique

À New York, son arrivée est célébrée le 9 Adar II. Une nouvelle étape de la diffusion de la ‘hassidout commence. Des écoles et des activités pour les enfants prennent leur essor. Le Rabbi encourage notamment des réunions de Chabbat où les jeunes peuvent apprendre ensemble.

Il poursuit aussi son œuvre d’écriture. Ses souvenirs, ses entretiens et ses lettres font connaître la vie ‘hassidique à de nouveaux lecteurs. Les récits conservés depuis sa jeunesse trouvent désormais leur chemin auprès de familles très éloignées de la petite ville où il est né.

CHAPITRE 11 11

Transmettre après tant de voyages

Le Rabbi Rayats quitte ce monde à New York en 1950. Il a guidé ‘Habad pendant trente ans. Il a connu les persécutions, l’exil et la guerre ; il a aussi ouvert des lieux d’étude et préparé de nouveaux projets pour les communautés.

Son gendre, Rabbi Mena’hem Mendel, poursuivra cette œuvre. Les écoles, les livres et les personnes formées par le Rayats lui donnent un socle pour l’avenir. L’enfant qui écoutait les souvenirs de sa grand-mère est devenu celui qui transmet une histoire et permet à d’autres d’en écrire la suite.

Dans un village d’autrefois

À GARDER DANS SON CŒUR

Et toi, que retiens-tu ?

Malgré les dangers et les voyages, le Rayats aide les enfants et les grands à continuer d’apprendre la Torah.

Ta progression reste sur cet appareil.

LES GENS QUI L’ENTOURENT

Bienvenue dans sa famille !

Son papa et sa maman

Son papa deviendra le cinquième Rabbi de ‘Habad.

  • Rabbi Chalom Dov BerSon papa, appelé le Rachab.
  • Rabbanit Chterna SarahSa maman.

Ses frères et sœurs

Yossef Its’hak est enfant unique : il n’a ni frère ni sœur.

Son mariage

Ils se marient à Loubavitch le 13 Eloul 5657, en 1897.

  • Rabbanit Ne’hama DinaFille de Rabbi Avraham Schneerson et de la Rabbanit Yokheved. En 1927, elle participe aux efforts pour faire libérer son mari.

Ses enfants

Le couple a trois filles. Voici leurs noms, de l’aînée à la plus jeune.

  • ‘Hanna (1899–1991)Elle épouse Rabbi Chemaryahou Gourary. Ils ont un fils, Chalom Dov Ber.
  • ‘Haya Mouchka (1901–1988)Elle épouse Rabbi Mena’hem Mendel, qui deviendra le septième Rabbi de ‘Habad.
  • Cheina (1904–1942)Elle épouse Rabbi Mena’hem Mendel Horenstein. Ils sont victimes de la Shoah.

ON REMONTE LE TEMPS ?

Les grands moments de sa vie

  1. 12 Tamouz 5640 — 1880י״ב תמוז תר״מ

    Naissance

    À Loubavitch, fils du Rachab et de Chterna Sarah.

  2. 13 Eloul 5657 — 1897י״ג אלול תרנ״ז

    Mariage

    Épouse Ne’hama Dina à Loubavitch.

  3. 2 Nissan 5680 — 1920ב׳ ניסן תר״פ

    Devient Rabbi

    Succède à son père à Rostov.

  4. 12–13 Tamouz 5687 — 1927י״ב–י״ג תמוז תרפ״ז

    Libération

    Libéré après la prison puis l’exil à Kostroma.

  5. Après Sim’hat Torah 5688 — 1927אחרי שמחת תורה תרפ״ח

    La famille quitte la Russie

    Elle s’installe à Riga, en Lettonie, après la libération du Rabbi.

  6. 9 Adar II 5700 — 1940ט׳ אדר ב׳ ת״ש

    Arrivée en Amérique

    Nouvelle étape de son action à New York.

  7. 19411941 (לוח אזרחי)

    Une yeshiva au Canada

    Neuf élèves arrivés à Montréal fondent une yeshiva, avec les conseils du Rayats.

  8. 10 Chevat 5710 — 1950י׳ שבט תש״י

    Départ de ce monde et transmission

    Son gendre Mena’hem Mendel poursuivra son œuvre.

LES MÉLODIES DE NOS MAÎTRES · ניגונים

Les nigounim

Le Rabbi Rayats

3 nigounim

Les nigounim associés au Rabbi Rayats, à ses farbrenguen et à sa libération.

Touche Écouter ici, puis ▶ dans le lecteur. Tu restes sur Torah Quest. Une connexion Internet est nécessaire. Sous chaque mélodie, découvre aussi l’histoire du nigoun.

  1. הבינוניLe Beinoni

    Composé par Aharon ‘Haritonov ; particulièrement aimé du Rabbi Rayats.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Le chant de celui qui fait des efforts

    Aharon ‘Haritonov de Nikolaïev composa ce nigoun. Le Rabbi Rayats l’aimait beaucoup et lui donna le nom de Beinoni : il y entendait le travail intérieur de la personne décrite dans le Tanya.

    Le beinoni ressent encore de mauvaises envies, mais il s’efforce de choisir le bien dans ses pensées, ses paroles et ses actions. La mélodie accompagne cette lutte et cette détermination. Elle est devenue l’un des nigounim les plus associés au Rabbi Rayats.

    Pour en savoir plusChabad.org · Le Beinoni ↗ (nouvel onglet)
  2. ניגון י״ב תמוזLe nigoun de Youd Beth Tamouz

    Composé par Aharon ‘Haritonov en l’honneur de sa libération.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Espérer la libération

    Ce nigoun d’Aharon ‘Haritonov célèbre la libération du Rabbi Rayats en 1927. Son nom rappelle Youd Beth Tamouz, le 12 Tamouz, lié à cette délivrance.

    Le récit publié par Chabad.org rapporte que le compositeur aurait commencé son chant avant même la libération, tant il avait confiance dans l’issue heureuse. La joie de cette mélodie garde ainsi le souvenir de l’épreuve et de l’espoir qui l’a accompagnée.

    Pour en savoir plusChabad.org · Le nigoun de Youd Beth Tamouz ↗ (nouvel onglet)
  3. ניגון התוועדות · באומגרטןNigoun de Hitvaadout · Baumgarten

    Chanté lors des farbrenguen du Rabbi Rayats.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Un nigoun entendu aux farbrenguen

    Ce chant était souvent entonné pendant les farbrenguen du Rabbi Rayats. Des ‘hassidim l’ont conservé dans leur répertoire ; il est aussi connu, plus récemment, sous le nom de nigoun de Baumgarten.

    La présentation de l’enregistrement nous donne ce souvenir d’usage, mais ne précise pas qui composa la mélodie ni pourquoi ce second nom lui fut donné. Son lien assuré avec le Rabbi Rayats est celui d’un chant de ses rassemblements.

    Pour en savoir plusChabad.org · Nigoun de Hitvaadout · Baumgarten ↗ (nouvel onglet)
Peut-on télécharger les nigounim ?

Certains enregistrements proposent un lien « Download this MP3 » sur leur page Chabad.org. Quand ce lien est proposé, tu peux enregistrer le fichier et l’écouter hors connexion. Pour les autres, le lecteur permet l’écoute en ligne.

Par exemple : כי אנו עמך · Ki Anou Amékha, interprété par Shmulik Moscowitz · page avec MP3 ↗. Il s’agit d’une autre interprétation, distincte des enregistrements ci-dessus.

Pour les grands · les attributions

Un nigoun peut avoir été composé par un maître, enseigné par lui, chanté en sa présence ou transmis par ses disciples. Les indications de chaque titre et les collections liées permettent de faire la distinction.

Cette liste réunit les enregistrements identifiés sur Chabad.org ; elle ne prétend pas recenser toutes les traditions musicales. Les treize nigounim enseignés par le Rabbi sont réunis sur sa fiche.

UN NOM, UNE DATE, UN SOUVENIR

À toi de mémoriser !

Retourne les cartes pour apprendre, puis essaie le quiz. Une question à la fois, tout se fait en cliquant.

Prêt pour les questions Expert ? · מוכנים לאתגר המומחים?

À relire par un moré · Les précisions et les incertitudes des fiches sont conservées.

Comprendre l’histoireTrois questions pour vérifier ce que tu as compris
1. Qu’encourage-t-on Yossef Its’hak à faire dès sa jeunesse ?
2. Pourquoi célèbre-t-on les 12 et 13 Tamouz ?
3. Que demande-t-il de faire après sa libération ?

RABOTÉNOU NESSIÉINOU · רבותינו נשיאינו

Trois niveaux pour progresser

Choisis ton défi : les premiers repères, les liens entre les maîtres ou les détails pour les experts. Hébreu et français, une question à la fois.

Chargement des exercices… / טוענים את התרגילים…

Les carnets à imprimer

Pour le moré · corrigés PDF / למורהCorrigé découverte · hébreu ↗Corrigé intermédiaire · bilingue ↗

À relire par un moré · לעיון ולאישור המורה. Les questions ouvertes du carnet intermédiaire sont proposées avec des choix dans la version en ligne.

Pour les grands · sources et repères

À relire par un moré

Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn. Sixième Rabbi de ‘Habad. 1880–1950.
Naissance : 12 Tamouz 5640 · י״ב תמוז תר״מ. Départ de ce monde : 10 Chevat 5710 · י׳ שבט תש״י.

Adaptation originale pour les enfants. Les traditions ‘hassidiques sont annoncées dans le récit.

Images et portraits

Les paysages accompagnent le récit. Ils ne sont pas des photographies historiques.

  • Portrait peint · Portrait peint de Le Rabbi Rayats, dans la série de E. K. Tiefenbrun.
    E. K. Tiefenbrun — photographie de la série publiée par Mamesh · Source de la reproduction · Source
  • Document d’archives · Passeport letton délivré à Riga au Rabbi Rayats le 19 juin 1933. Ce document authentique rappelle une étape de sa vie et de ses déplacements avant son installation aux États-Unis.
    Administration lettone — Bibliothèque de ‘Habad · Domaine public — document officiel letton · Source

À relire par un moré. Les poursuites religieuses sont expliquées sans ajouter de violence graphique ni de détails inventés. Kostroma est conservée comme lieu d’exil ; l’indication « Oural » de certaines versions françaises est erronée. Le récit ne reprend pas la formulation inexacte de ry7 situant directement à Varsovie l’installation après le départ de Russie : passage par Riga en 1927, puis installation en Pologne après les voyages de 1929, confirmé par ry8. L’arrivée américaine est commémorée le 9 Adar II 5700 ; les notices distinguent parfois arrivée maritime la veille au soir et débarquement. Pas de précision horaire ajoutée.

Le petit garçon de Loubavitch

Maintenir l’étude, malgré le danger

De Riga à l’autre côté de l’océan

Les noms et les mots du récit
Rayats
ra-yats ; le ts final doit rester audible
Yossef Its’hak
yo-ssef yits-‘hak ; ne pas dire Isaac dans la narration hébraïsante
Ne’hama Dina
né-‘ha-ma di-na

Ces indications aident à préparer une lecture. La prononciation orale doit être vérifiée par une personne qui connaît l’hébreu.

Le Rabbi Rayats