CHAPITRE 01 10
Le prénom du maître de son père
Le 9 Kislev 5534, un garçon naît à Liozna dans la famille de Rabbi Chnéour Zalman et de la Rabbanit Shterna. Il reçoit le prénom de Dov Ber, celui du Maguid de Mézéritch, le maître de son père.
Le petit garçon grandit dans une maison où viennent des ‘hassidim de nombreuses communautés. Il entend des enseignements et voit les visiteurs chercher conseil auprès de son père. Ce monde d’étude et de responsabilité l’accompagnera toute sa vie. Plus tard, il deviendra le deuxième Rabbi de ‘Habad.
CHAPITRE 02 10
Le garçon qui voulait tout noter
Son père choisit des enseignants pour le guider. Dov Ber montre de grandes capacités et apprend avec application. Il aime aussi noter ce qu’il voit et ce qu’il entend auprès de Rabbi Chnéour Zalman.
Cette habitude d’écrire commence très jeune et ne le quittera plus. Pour sa bar-mitsva, de nombreux ‘hassidim viennent se joindre à la famille. Le père et le fils prononcent des paroles de Torah. Le garçon grandit ainsi entouré de maîtres et d’élèves, avec le désir de conserver les enseignements reçus.
CHAPITRE 03 10
Cheïna, la fille du maître d’école
Encore jeune, Dov Ber épouse Cheïna, fille de Rabbi Yaakov, un enseignant de Yanovitch. Son beau-père dispose de peu de moyens. Rabbi Chnéour Zalman a lui-même proposé ce mariage et souhaite soutenir cette famille.
Dov Ber et Cheïna auront des fils et des filles. Parmi leurs enfants se trouvent ‘Haya Mouchka, qui épousera le futur Tséma’h Tsédek, et Menou’ha Ra’hel, qui vivra plus tard à Hébron.
CHAPITRE 04 10
L’homme qui partait avant l’aube
Les ‘hassidim racontent qu’un jour, le jeune Rabbi Dov Ber rencontre un homme qui lui décrit ses journées. Il part avant le lever du soleil et va de ferme en ferme récupérer l’argent qu’on lui doit. Après seulement, il peut se préparer à prier.
Rabbi Dov Ber a grandi dans une maison où il pouvait beaucoup étudier. Les paroles de cet homme le touchent. Il mesure les efforts accomplis par quelqu’un dont la vie est bien différente. Une prière discrète peut cacher une longue lutte pour trouver du temps et de l’attention.
CHAPITRE 05 10
Son père lui confie des élèves
Dov Ber est encore jeune lorsque son père lui confie des élèves. Il leur explique la ‘Hassidout et les encourage dans leur étude. À ceux qui habitent loin, il écrit des lettres.
Il apprend ainsi à guider les autres, bien avant de devenir Rabbi. Un élève ne comprend pas ? Il faut prendre le temps de l’aider. Un autre se décourage ? Il faut lui donner la force de continuer.
CHAPITRE 06 10
Après la guerre, un nouveau départ
La guerre de 1812 bouleverse les communautés. Des familles ont été déplacées, et la vie doit être reconstruite. Après le départ de Rabbi Chnéour Zalman de ce monde, son fils prend la direction de ‘Habad.
Rabbi Dov Ber choisit de s’installer à Loubavitch. Il y fonde une yéchiva, dont il confie la direction à son gendre Rabbi Mena’hem Mendel, le futur Tséma’h Tsédek. La petite ville devient un centre d’étude et de rencontre. Son nom restera désormais attaché au mouvement : ‘Habad-Loubavitch.
CHAPITRE 07 10
Des livres à emporter
Dov Ber aime expliquer les idées de son père. Il écrit beaucoup de livres, comme Derekh ‘Haïm, Imré Bina et Torat ‘Haïm. Ses élèves peuvent les ouvrir et reprendre une explication à leur rythme.
Mais les livres coûtent cher. Pour aider ceux qui ont peu d’argent, le Rabbi fait aussi imprimer de petits cahiers. Ainsi, davantage de personnes peuvent apprendre. D’autres écrits seront publiés après son départ de ce monde.
CHAPITRE 08 10
Aider les familles à se relever
Le Rabbi se préoccupe aussi de la façon dont les familles gagnent leur vie. Il encourage l’apprentissage de métiers et demande la création d’écoles professionnelles. Il soutient l’installation de communautés agricoles et cherche des ressources pour les aider.
Il visite les familles et veille à ce que les enfants continuent de recevoir une éducation juive. La communauté a besoin de pain et d’étude. Le maître qui explique des idées profondes s’intéresse ainsi aux difficultés les plus concrètes.
CHAPITRE 09 10
Une lettre et de fausses accusations
En 1826, une lettre concernant des fonds destinés à aider les communautés est utilisée contre Rabbi Dov Ber. De fausses accusations sont présentées aux autorités. Il est arrêté, conduit à Vitebsk et emprisonné.
Il continue pourtant de prier et peut encore transmettre des enseignements dans les conditions qui lui sont accordées. Le 10 Kislev, il est libéré. Les ‘hassidim gardent cette date comme un jour de joie et de reconnaissance. Son histoire rappelle combien la vie des communautés pouvait être fragile et combien il fallait de courage pour la soutenir.
CHAPITRE 10 10
Le jour de son anniversaire
Dov Ber quitte ce monde le 9 Kislev 5588, en 1827. Ce jour-là, il a exactement cinquante-quatre ans. Le Tséma’h Tsédek lui succède.
Pourquoi l’appelle-t-on l’Admour Haémtsaï, le Rabbi « du milieu » ? Parce qu’il vient entre l’Admour Hazakène et le Tséma’h Tsédek. Ses livres continuent d’aider ceux qui veulent comprendre la ‘Hassidout. Et Loubavitch, où il s’est installé, reste un grand lieu d’étude.
Sur les chemins de l’hiver
