רבי דוב בער אדמו״ר האמצעיL’Admour Haémtsaï

L’Admour Haémtsaï רבי דוב בער אדמו״ר האמצעי

Dov Ber et la ville de Loubavitch

7 min à lire ensemble
Voix et vitesse

Le rendu des noms hébraïques varie selon la voix choisie.

Lecture avec la voix de ton appareil.

CHAPITRE 01 10

Le prénom du maître de son père

Le 9 Kislev 5534, un garçon naît à Liozna dans la famille de Rabbi Chnéour Zalman et de la Rabbanit Shterna. Il reçoit le prénom de Dov Ber, celui du Maguid de Mézéritch, le maître de son père.

Le petit garçon grandit dans une maison où viennent des ‘hassidim de nombreuses communautés. Il entend des enseignements et voit les visiteurs chercher conseil auprès de son père. Ce monde d’étude et de responsabilité l’accompagnera toute sa vie. Plus tard, il deviendra le deuxième Rabbi de ‘Habad.

CHAPITRE 02 10

Le garçon qui voulait tout noter

Son père choisit des enseignants pour le guider. Dov Ber montre de grandes capacités et apprend avec application. Il aime aussi noter ce qu’il voit et ce qu’il entend auprès de Rabbi Chnéour Zalman.

Cette habitude d’écrire commence très jeune et ne le quittera plus. Pour sa bar-mitsva, de nombreux ‘hassidim viennent se joindre à la famille. Le père et le fils prononcent des paroles de Torah. Le garçon grandit ainsi entouré de maîtres et d’élèves, avec le désir de conserver les enseignements reçus.

CHAPITRE 03 10

Cheïna, la fille du maître d’école

Encore jeune, Dov Ber épouse Cheïna, fille de Rabbi Yaakov, un enseignant de Yanovitch. Son beau-père dispose de peu de moyens. Rabbi Chnéour Zalman a lui-même proposé ce mariage et souhaite soutenir cette famille.

Dov Ber et Cheïna auront des fils et des filles. Parmi leurs enfants se trouvent ‘Haya Mouchka, qui épousera le futur Tséma’h Tsédek, et Menou’ha Ra’hel, qui vivra plus tard à Hébron.

CHAPITRE 04 10

L’homme qui partait avant l’aube

Les ‘hassidim racontent qu’un jour, le jeune Rabbi Dov Ber rencontre un homme qui lui décrit ses journées. Il part avant le lever du soleil et va de ferme en ferme récupérer l’argent qu’on lui doit. Après seulement, il peut se préparer à prier.

Rabbi Dov Ber a grandi dans une maison où il pouvait beaucoup étudier. Les paroles de cet homme le touchent. Il mesure les efforts accomplis par quelqu’un dont la vie est bien différente. Une prière discrète peut cacher une longue lutte pour trouver du temps et de l’attention.

CHAPITRE 05 10

Son père lui confie des élèves

Dov Ber est encore jeune lorsque son père lui confie des élèves. Il leur explique la ‘Hassidout et les encourage dans leur étude. À ceux qui habitent loin, il écrit des lettres.

Il apprend ainsi à guider les autres, bien avant de devenir Rabbi. Un élève ne comprend pas ? Il faut prendre le temps de l’aider. Un autre se décourage ? Il faut lui donner la force de continuer.

CHAPITRE 06 10

Après la guerre, un nouveau départ

La guerre de 1812 bouleverse les communautés. Des familles ont été déplacées, et la vie doit être reconstruite. Après le départ de Rabbi Chnéour Zalman de ce monde, son fils prend la direction de ‘Habad.

Rabbi Dov Ber choisit de s’installer à Loubavitch. Il y fonde une yéchiva, dont il confie la direction à son gendre Rabbi Mena’hem Mendel, le futur Tséma’h Tsédek. La petite ville devient un centre d’étude et de rencontre. Son nom restera désormais attaché au mouvement : ‘Habad-Loubavitch.

CHAPITRE 07 10

Des livres à emporter

Dov Ber aime expliquer les idées de son père. Il écrit beaucoup de livres, comme Derekh ‘Haïm, Imré Bina et Torat ‘Haïm. Ses élèves peuvent les ouvrir et reprendre une explication à leur rythme.

Mais les livres coûtent cher. Pour aider ceux qui ont peu d’argent, le Rabbi fait aussi imprimer de petits cahiers. Ainsi, davantage de personnes peuvent apprendre. D’autres écrits seront publiés après son départ de ce monde.

CHAPITRE 08 10

Aider les familles à se relever

Le Rabbi se préoccupe aussi de la façon dont les familles gagnent leur vie. Il encourage l’apprentissage de métiers et demande la création d’écoles professionnelles. Il soutient l’installation de communautés agricoles et cherche des ressources pour les aider.

Il visite les familles et veille à ce que les enfants continuent de recevoir une éducation juive. La communauté a besoin de pain et d’étude. Le maître qui explique des idées profondes s’intéresse ainsi aux difficultés les plus concrètes.

CHAPITRE 09 10

Une lettre et de fausses accusations

En 1826, une lettre concernant des fonds destinés à aider les communautés est utilisée contre Rabbi Dov Ber. De fausses accusations sont présentées aux autorités. Il est arrêté, conduit à Vitebsk et emprisonné.

Il continue pourtant de prier et peut encore transmettre des enseignements dans les conditions qui lui sont accordées. Le 10 Kislev, il est libéré. Les ‘hassidim gardent cette date comme un jour de joie et de reconnaissance. Son histoire rappelle combien la vie des communautés pouvait être fragile et combien il fallait de courage pour la soutenir.

CHAPITRE 10 10

Le jour de son anniversaire

Dov Ber quitte ce monde le 9 Kislev 5588, en 1827. Ce jour-là, il a exactement cinquante-quatre ans. Le Tséma’h Tsédek lui succède.

Pourquoi l’appelle-t-on l’Admour Haémtsaï, le Rabbi « du milieu » ? Parce qu’il vient entre l’Admour Hazakène et le Tséma’h Tsédek. Ses livres continuent d’aider ceux qui veulent comprendre la ‘Hassidout. Et Loubavitch, où il s’est installé, reste un grand lieu d’étude.

Sur les chemins de l’hiver

À GARDER DANS SON CŒUR

Et toi, que retiens-tu ?

Dov Ber explique la Torah à ses élèves. Il aide aussi les familles à retrouver une maison et un travail.

Ta progression reste sur cet appareil.

LES GENS QUI L’ENTOURENT

Bienvenue dans sa famille !

Son papa et sa maman

  • Rabbi Chnéour ZalmanSon père, l’Admour Hazakène.
  • La Rabbanit ShternaSa mère.

Ses frères et sœurs

Dov Ber a deux frères et trois sœurs.

  • ‘Haïm AvrahamFrère
  • MochéFrère
  • FreïdaSœur
  • Dvora LéaSœur ; maman du Tséma’h Tsédek.
  • Ra’helSœur

Son mariage

  • La Rabbanit CheïnaFille de Rabbi Yaakov, maître d’école à Yanovitch.

Ses enfants

Voici les noms retrouvés dans les biographies familiales.

  • Mena’hem Na’houmFils
  • BaroukhFils
  • SarahFille
  • BeïlaFille
  • ‘Haya MouchkaFille ; épouse du Tséma’h Tsédek.
  • Dvora LéaFille
  • BrakhaFille
  • Menou’ha Ra’helFille ; elle s’installera à Hébron.
  • ‘Haya SarahFille
  • Esther MyriamFille

ON REMONTE LE TEMPS ?

Les grands moments de sa vie

  1. 1773 — 9 Kislev 5534ט׳ כסלו תקל״ד

    Naissance

    Fils de Chnéour Zalman et Shterna.

  2. Date divergente selon les sourcesהמקורות מציינים תאריכים שונים

    Mariage

    Épouse Cheïna, fille de Rabbi Yaakov de Yanovitch.

  3. 1813 — 5573, après le 24 Tévetאחרי כ״ד טבת תקע״ג

    Devient Rabbi

    Succède à son père et s’installe à Loubavitch.

  4. 5583 — 1823תקפ״ג

    Aider des familles à Hébron

    Il soutient leur installation et leur apporte une aide financière.

  5. 10 Kislev 5587 — 1826י׳ כסלו תקפ״ז

    Retrouver la liberté

    Après de fausses accusations et la prison, il est libéré.

  6. 1827 — 9 Kislev 5588ט׳ כסלו תקפ״ח

    Fin de vie

    Quitte ce monde à 54 ans ; le Tséma’h Tsédek lui succède.

LES MÉLODIES DE NOS MAÎTRES · ניגונים

Les nigounim

L’Admour Haémtsaï

3 nigounim

Les chants de sa kapélyé et les mélodies de ses ‘hassidim. Ils ne sont pas présentés comme ses propres compositions.

Touche Écouter ici, puis ▶ dans le lecteur. Tu restes sur Torah Quest. Une connexion Internet est nécessaire. Sous chaque mélodie, découvre aussi l’histoire du nigoun.

  1. ניגון הקאפעליע של אדמו״ר האמצעיLa Kapélyé de l’Admour Haémtsaï

    Mélodie du groupe de chanteurs et de musiciens qui l’entourait.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    La musique autour de l’Admour Haémtsaï

    L’Admour Haémtsaï était entouré d’un groupe de musiciens appelé la kapélyé. Cet ensemble jouait pour lui à certaines occasions. Le nigoun présenté ici appartient à ce répertoire ; il n’est pas présenté comme une composition personnelle du Rabbi.

    Ses quatre parties sont expliquées comme quatre degrés pour se rapprocher d’Hachem. Le Tséma’h Tsédek enseignait que cette musique aidait son beau-père à rester lié à la vie de ce monde, tant son attachement à Hachem était intense.

    Pour en savoir plusChabad.org · La Kapélyé de l’Admour Haémtsaï ↗ (nouvel onglet)
  2. ניע זשוריצי כלאפצ׳יNye Zhuritze Chloptzi

    Chant joyeux des ‘hassidim de l’époque de l’Admour Haémtsaï.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    En route vers Loubavitch

    À l’époque de l’Admour Haémtsaï, les ‘hassidim chantaient ce nigoun joyeux en voyageant vers Loubavitch pour rencontrer leur Rabbi. L’air et les paroles viennent du russe.

    Le chant utilise l’image de voyageurs qui ne s’inquiètent pas de ce qu’ils trouveront à l’arrivée. Les ‘hassidim y entendaient leur propre confiance : auprès du Rabbi, ils recevraient ce dont leur âme avait besoin. La mélodie garde le souvenir de cette route parcourue ensemble.

    Pour en savoir plusChabad.org · Nye Zhuritze Chloptzi ↗ (nouvel onglet)
  3. ניגון דביקות לרבי הלל מפאריטשNigoun de Dvekout · Rabbi Hillel de Paritch

    Composé par Rabbi Hillel de Paritch, ‘hassid de l’Admour Haémtsaï.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Rabbi Hillel fait chanter la prière

    Ce nigoun est attribué à Rabbi Hillel de Paritch, un grand érudit et compositeur ‘hassidique. Il est transmis dans le répertoire de l’époque de l’Admour Haémtsaï.

    Il commence doucement, s’élève au cours de ses trois parties, puis revient à la deuxième. Chabad.org explique ce parcours comme l’expression d’une âme qui désire se rapprocher d’Hachem, puis prend la résolution de consacrer ses forces à l’étude de la Torah et aux mitsvot.

    Pour en savoir plusChabad.org · Nigoun de Dvekout · Rabbi Hillel de Paritch ↗ (nouvel onglet)
Peut-on télécharger les nigounim ?

Certains enregistrements proposent un lien « Download this MP3 » sur leur page Chabad.org. Quand ce lien est proposé, tu peux enregistrer le fichier et l’écouter hors connexion. Pour les autres, le lecteur permet l’écoute en ligne.

Par exemple : כי אנו עמך · Ki Anou Amékha, interprété par Shmulik Moscowitz · page avec MP3 ↗. Il s’agit d’une autre interprétation, distincte des enregistrements ci-dessus.

Pour les grands · les attributions

Un nigoun peut avoir été composé par un maître, enseigné par lui, chanté en sa présence ou transmis par ses disciples. Les indications de chaque titre et les collections liées permettent de faire la distinction.

Cette liste réunit les enregistrements identifiés sur Chabad.org ; elle ne prétend pas recenser toutes les traditions musicales. Les treize nigounim enseignés par le Rabbi sont réunis sur sa fiche.

UN NOM, UNE DATE, UN SOUVENIR

À toi de mémoriser !

Retourne les cartes pour apprendre, puis essaie le quiz. Une question à la fois, tout se fait en cliquant.

Prêt pour les questions Expert ? · מוכנים לאתגר המומחים?

À relire par un moré · Les précisions et les incertitudes des fiches sont conservées.

Comprendre l’histoireTrois questions pour vérifier ce que tu as compris
1. Quel était le métier du père de Cheïna ?
2. Pourquoi le Rabbi soutient-il l’apprentissage de métiers ?
3. Que célèbre-t-on le 10 Kislev ?

RABOTÉNOU NESSIÉINOU · רבותינו נשיאינו

Trois niveaux pour progresser

Choisis ton défi : les premiers repères, les liens entre les maîtres ou les détails pour les experts. Hébreu et français, une question à la fois.

Chargement des exercices… / טוענים את התרגילים…

Les carnets à imprimer

Pour le moré · corrigés PDF / למורהCorrigé découverte · hébreu ↗Corrigé intermédiaire · bilingue ↗

À relire par un moré · לעיון ולאישור המורה. Les questions ouvertes du carnet intermédiaire sont proposées avec des choix dans la version en ligne.

Pour les grands · sources et repères

À relire par un moré

Rabbi Dov Ber Chnéouri. Deuxième Rabbi de ‘Habad. 1773–1827.
Naissance : 9 Kislev 5534 · ט׳ כסלו תקל״ד. Départ de ce monde : 9 Kislev 5588 · ט׳ כסלו תקפ״ח.

Adaptation originale pour les enfants. Les traditions ‘hassidiques sont annoncées dans le récit.

Images et portraits

Les paysages accompagnent le récit. Ils ne sont pas des photographies historiques.

Aucun portrait connu n’est présenté pour ce maître. Référence

Mariage : Chabadpédia indique 5548 et l’âge de 14 ans ; l’article français 15 faits indique 16 ans. Le récit n’attribue donc ni âge précis ni année au mariage. La libération du 10 Kislev 5587 ne doit pas être confondue avec la fin définitive des poursuites, postérieure selon l’article français. La rencontre avec l’homme qui travaille est un récit traditionnel non daté, placé dans la jeunesse adulte sans inventer une année. Famille : les listes ne coïncident pas toutes. Esther Myriam figure dans les notices familiales actuelles. Chterna Freïda y est également citée, mais la note chronologique est incohérente ; sa parenté reste à confirmer avant ajout à la liste. Baroukh est aussi appelé Baroukh Chmouel dans la notice de Cheïna. La liste garde la forme courte de sa notice personnelle.

Le garçon qui voulait tout noter

Cheïna, la fille du maître d’école

L’homme qui partait avant l’aube

Après la guerre, un nouveau départ

Aider les familles à se relever

Les noms et les mots du récit
Admour Haémtsaï
Ad-mour Ha-èm-tsa-i ; bien distinguer le i final
Dov Ber Chnéouri
Dov Bèr Chné-ouri
Loubavitch
Lou-ba-vitch

Ces indications aident à préparer une lecture. La prononciation orale doit être vérifiée par une personne qui connaît l’hébreu.