Le Tséma’h Tsédek רבי מנחם מענדל — הצמח צדק

Mena’hem Mendel et les livres précieux

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Voix et vitesse

Le rendu des noms hébraïques varie selon la voix choisie.

Lecture avec la voix de ton appareil.

CHAPITRE 01 10

Mena’hem Mendel et son grand-père

Nous sommes à Liozna, en 1789. Un petit garçon vient de naître : Mena’hem Mendel. Son papa s’appelle Chalom Chakhna. Sa maman, Dvora Léa, est la fille de l’Admour Hazakène.

À trois ans, Mena’hem Mendel perd sa maman. Son grand-père prend soin de lui et de son éducation. C’est auprès de lui que grandira le futur Tséma’h Tsédek.

CHAPITRE 02 10

Grandir auprès de son grand-père

Le petit Mena’hem Mendel apprend la Torah. En grandissant, il se plonge dans le Talmud et dans la ‘hassidout enseignée par son grand-père. Bientôt, il ne se contente plus de lire : il commence aussi à écrire ses explications.

Ces années préparent un travail immense. Mena’hem Mendel gardera cette attention aux paroles reçues. Plus tard, une grande part de son œuvre permettra à d’autres d’étudier ce qu’il a lui-même appris auprès des maîtres qui l’ont précédé.

CHAPITRE 03 10

Une nouvelle famille

En 1803, Mena’hem Mendel épouse ‘Haya Mouchka, à Liadi. Elle est la fille de Rabbi Dov Ber, le futur Admour Haémtsaï. Au fil des années, leur maison accueillera des fils et des filles.

Mena’hem Mendel poursuit son étude. Il apprend auprès de l’Admour Hazakène, puis de l’Admour Haémtsaï. Un jour, ce sera à son tour de guider les ‘hassidim.

CHAPITRE 04 10

La petite boîte en argent

Une histoire transmise dans la tradition ‘hassidique aide à comprendre son attention aux détails. L’Admour Hazakène avait reçu une boîte à tabac en argent. Il ne prenait pas de tabac. La partie brillante du couvercle lui servit à vérifier la position de ses téfilines.

Quelqu’un raconta un jour qu’il avait cassé ce couvercle. Le Tséma’h Tsédek corrigea le récit : son grand-père l’avait détaché, sans le briser. Pourquoi cette précision comptait-elle ? Parce que l’enseignement portait aussi sur l’être humain : apprendre à orienter ses forces vers le bien, sans chercher à les détruire.

CHAPITRE 05 10

À son tour de guider

En 1827, l’Admour Haémtsaï quitte ce monde. Les ‘hassidim demandent à Mena’hem Mendel de devenir leur Rabbi. Il hésite longtemps. Puis il accepte : il devient le troisième Rabbi de ‘Habad.

Il enseigne, répond aux questions et aide les familles. Il prépare aussi Torah Or et Likoutei Torah. Grâce à ces livres, les enseignements de son grand-père pourront voyager très loin.

CHAPITRE 06 10

Des questions venues de loin

Les pages s’accumulent. On lui adresse des questions sur la loi juive ; il étudie les textes et rédige ses réponses. Ses écrits seront publiés dans des recueils appelés Tséma’h Tsédek. C’est sous ce titre qu’il restera connu.

Il explique également le sens des mitsvot et développe les enseignements de la ‘hassidout. Derrière chaque réponse, une personne ou une communauté attend d’être éclairée.

CHAPITRE 07 10

Protéger les écoles

En 1843, le Tséma’h Tsédek se rend à Saint-Pétersbourg. Les autorités russes veulent changer l’éducation juive. Il participe à de longues discussions avec d’autres rabbins, dont Rabbi Its’hak de Volozhin.

Pendant plusieurs mois, ils défendent les écoles et les coutumes juives. Le Tséma’h Tsédek subit des menaces et de la surveillance. Pourtant, il continue. Les enfants doivent pouvoir apprendre la Torah et garder leurs traditions.

CHAPITRE 08 10

Un champ, une maison, un travail

Beaucoup de familles ont du mal à gagner leur vie. En 1846, le Tséma’h Tsédek achète des terres à Chtchédrin pour les aider.

Des familles reçoivent des champs à cultiver. Il les aide aussi à obtenir de quoi construire et travailler. L’idée est simple : pouvoir habiter sur place et vivre de son travail. Les documents de l’époque racontent encore cette aide.

CHAPITRE 09 10

Apprendre la confiance

La tradition rapporte aussi qu’un homme vint le consulter au sujet d’un malade. Le Tséma’h Tsédek l’encouragea à penser avec confiance au bien. Cette courte réponse est devenue très connue dans le monde ‘hassidique.

Elle enseigne le bita’hon : la confiance en Hachem. Elle invite à garder espoir, même dans un moment difficile. Au milieu des soucis, l’homme peut continuer à prier, à agir et à chercher le bien. Cette force intérieure accompagne les efforts que l’on doit faire.

CHAPITRE 10 10

Les pages continuent leur chemin

Le Tséma’h Tsédek quitte ce monde à Loubavitch en 1866, peu avant Pessa’h. Son fils Rabbi Chmouel, le Maharach, lui succède dans cette ville. D’autres fils deviennent eux aussi des maîtres de communautés ‘hassidiques.

Les livres demeurent. On y retrouve ses explications, ses réponses et son immense travail de transmission. Mais son histoire ne tient pas seulement sur des étagères. Elle comprend aussi une école défendue, une famille aidée et une terre cultivée. Le garçon élevé par son grand-père a transmis à son tour un héritage que les générations suivantes continueront d’étudier.

Dans un village d’autrefois

À GARDER DANS SON CŒUR

Et toi, que retiens-tu ?

Mena’hem Mendel aime les livres et prend soin des gens. Pour lui, apprendre la Torah et aider les autres vont ensemble.

Ta progression reste sur cet appareil.

LES GENS QUI L’ENTOURENT

Bienvenue dans sa famille !

Son papa et sa maman

  • Rabbi Chalom Chakhna AltschulerSon père.
  • La Rabbanit Dvora LéaSa mère, fille de l’Admour Hazakène.

Ses frères et sœurs

Elles ont le même papa que lui, mais une autre maman : Rivka.

  • DvoraDemi-sœur
  • Esther HadassDemi-sœur

Son mariage

  • La Rabbanit ‘Haya MouchkaFille de l’Admour Haémtsaï et de Cheïna.

Ses enfants

Sept fils et deux filles sont bien connus. Une autre mention familiale est expliquée dans les notes.

  • Baroukh ChalomFils
  • Yehouda LeibFils ; Rabbi à Kopoust.
  • ‘Haïm Chnéour ZalmanFils ; Rabbi à Liadi.
  • Israël Noa’hFils ; Rabbi à Niéjine.
  • Yossef Its’hakFils ; Rabbi à Avroutch.
  • YaakovFils, qui a quitté ce monde jeune.
  • ChmouelFils ; le futur Rabbi Maharach.
  • Rada FreïdaFille
  • Dvora LéaFille

ON REMONTE LE TEMPS ?

Les grands moments de sa vie

  1. 29 Eloul 5549 — 1789כ״ט אלול תקמ״ט

    Naissance

    À Liozna, fils de Chalom Chakhna et de Dvora Léa.

  2. 1792 — à trois ans1792 — בגיל שלוש

    Grandir chez son grand-père

    Après le départ de ce monde de sa maman, l’Admour Hazakène l’élève.

  3. 5 Kislev 5564 — 1803ה׳ כסלו תקס״ד

    Mariage

    Épouse ‘Haya Mouchka à Liadi.

  4. Après 1827אחרי 1827

    Devient Rabbi

    Succède à l’Admour Haémtsaï ; date formelle discutée.

  5. 18431843 (לוח אזרחי)

    Défendre les écoles juives

    À Saint-Pétersbourg, il défend l’éducation juive avec d’autres rabbins.

  6. 18461846 (לוח אזרחי)

    Des terres pour les familles

    Il fonde Chtchédrin : des familles peuvent s’y installer et cultiver la terre.

  7. 18481848 (לוח אזרחי)

    Un grand livre paraît

    Likoutei Torah transmet les enseignements de l’Admour Hazakène avec ses explications.

  8. 13 Nissan 5626 — 1866י״ג ניסן תרכ״ו

    Départ de ce monde et transmission

    À Loubavitch ; le Maharach lui succède dans cette ville.

LES MÉLODIES DE NOS MAÎTRES · ניגונים

Les nigounim

Le Tséma’h Tsédek

6 nigounim

Les chants du Tséma’h Tsédek et ceux de ses ‘hassidim.

Touche Écouter ici, puis ▶ dans le lecteur. Tu restes sur Torah Quest. Une connexion Internet est nécessaire. Sous chaque mélodie, découvre aussi l’histoire du nigoun.

  1. ניגון ההשתטחותNigoun Hichtat’hout

    Mélodie attribuée au Tséma’h Tsédek.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Le souvenir de sa maman

    Ce nigoun est attribué au Tséma’h Tsédek. Selon la tradition rapportée par Heichal Neginah sur Chabad.org, il le chantait lorsqu’il se rendait sur la tombe de sa mère, la Rabbanit Devorah Léah.

    Le nom Hichtat’hout rappelle cette visite auprès de la sépulture d’un être saint. La mélodie est présentée comme un nigoun de dvekout, d’attachement à Hachem. Son histoire est donc liée au souvenir de sa maman et à la prière.

    Pour en savoir plusChabad.org · Nigoun Hichtat’hout ↗ (nouvel onglet)
  2. ימין ה׳Yemin Hachem

    Mélodie chantée par le Tséma’h Tsédek pendant le Hallel.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Une mélodie au milieu du Hallel

    Quand le Tséma’h Tsédek priait seul, il chantait cette mélodie en arrivant aux mots Yemin Hachem dans le Hallel. Ils viennent du psaume 118 et célèbrent la puissance d’Hachem.

    La présentation du nigoun distingue trois mouvements : la réflexion profonde, l’espérance, puis une confiance entière. C’est par cet usage dans la prière que la mélodie nous est transmise au nom du Tséma’h Tsédek.

    Pour en savoir plusChabad.org · Yemin Hachem ↗ (nouvel onglet)
  3. ניגון חסידי הצמח צדקNigoun des ‘hassidim du Tséma’h Tsédek

    Transmis par ses ‘hassidim · interprété par Yaïr Kalev.

    Vidéo musicale · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Le répertoire des ‘hassidim

    Chabad.org présente cette interprétation en concert de Yaïr Kalev comme un nigoun des ‘hassidim du Tséma’h Tsédek. Son titre garde la mémoire du groupe qui l’a transmis.

    La page ne nomme pas de compositeur et ne raconte pas d’événement précis à son origine. Nous pouvons retenir son lien avec les disciples du Tséma’h Tsédek, tout en laissant ouverte la recherche sur sa naissance.

    Repères de transmission : le récit de sa composition n’est pas précisé dans la source consultée.

    Pour en savoir plusChabad.org · Nigoun des ‘hassidim du Tséma’h Tsédek ↗ (nouvel onglet)
  4. אשרי אישAchrei Ich

    Mélodie du Tséma’h Tsédek, également chantée par le Rabbi Maharach.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Du Tséma’h Tsédek au Rabbi Maharach

    Le Rabbi Rayats rapporta que cette mélodie venait du Tséma’h Tsédek, qui la chantait dans la prière de Moussaf de Roch Hachana. Des ‘hassidim se souvenaient aussi de l’avoir entendue du Rabbi Maharach pendant cette même prière.

    Le nigoun comporte deux parties : un début empreint de nostalgie, puis un mouvement plus vivant, tourné vers l’espoir. Son histoire explique sa présence dans les fiches des deux maîtres : il a été transmis d’une génération à la suivante.

    Pour en savoir plusChabad.org · Achrei Ich ↗ (nouvel onglet)
  5. כאיל תערוגKéayal Taarog

    Mélodie chantée par le Tséma’h Tsédek sur ces mots des Téhilim.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Comme un cerf qui cherche de l’eau

    Le Tséma’h Tsédek chantait cette mélodie en récitant les Téhilim. Ses paroles viennent du psaume 42, qui compare le désir de l’âme à celui d’un cerf cherchant un cours d’eau.

    Le nigoun se déploie en deux parties et exprime le besoin profond de se rapprocher d’Hachem. La source conserve le souvenir de la manière dont le Tséma’h Tsédek priait avec cette mélodie, sans donner de date de composition.

    Pour en savoir plusChabad.org · Kéayal Taarog ↗ (nouvel onglet)
  6. ניגון התוועדותNigoun de Hitvaadout

    Dans le répertoire de ses ‘hassidim.

    Audio · Chabad.org
    Sur Chabad.org
    L’histoire du nigoun

    Le chant d’un rassemblement

    Cette mélodie en quatre parties remonte à l’époque du Tséma’h Tsédek. Les ‘hassidim la chantaient avec entrain lorsqu’ils se réunissaient.

    Une hitvaadout, aussi appelée farbrenguen, est un rassemblement ‘hassidique. Le nom du nigoun rappelle donc l’occasion de le chanter ensemble. La source le situe dans le répertoire de cette époque ; elle ne désigne pas son compositeur.

    Pour en savoir plusChabad.org · Nigoun de Hitvaadout ↗ (nouvel onglet)
Peut-on télécharger les nigounim ?

Certains enregistrements proposent un lien « Download this MP3 » sur leur page Chabad.org. Quand ce lien est proposé, tu peux enregistrer le fichier et l’écouter hors connexion. Pour les autres, le lecteur permet l’écoute en ligne.

Par exemple : כי אנו עמך · Ki Anou Amékha, interprété par Shmulik Moscowitz · page avec MP3 ↗. Il s’agit d’une autre interprétation, distincte des enregistrements ci-dessus.

Pour les grands · les attributions

Un nigoun peut avoir été composé par un maître, enseigné par lui, chanté en sa présence ou transmis par ses disciples. Les indications de chaque titre et les collections liées permettent de faire la distinction.

Cette liste réunit les enregistrements identifiés sur Chabad.org ; elle ne prétend pas recenser toutes les traditions musicales. Les treize nigounim enseignés par le Rabbi sont réunis sur sa fiche.

UN NOM, UNE DATE, UN SOUVENIR

À toi de mémoriser !

Retourne les cartes pour apprendre, puis essaie le quiz. Une question à la fois, tout se fait en cliquant.

Prêt pour les questions Expert ? · מוכנים לאתגר המומחים?

À relire par un moré · Les précisions et les incertitudes des fiches sont conservées.

Comprendre l’histoireTrois questions pour vérifier ce que tu as compris
1. Qui joue un rôle essentiel dans son éducation après le départ de ce monde de sa mère ?
2. À quoi sert le projet de Chtchédrin ?
3. Pourquoi le Tséma’h Tsédek corrige-t-il l’histoire du couvercle ?

RABOTÉNOU NESSIÉINOU · רבותינו נשיאינו

Trois niveaux pour progresser

Choisis ton défi : les premiers repères, les liens entre les maîtres ou les détails pour les experts. Hébreu et français, une question à la fois.

Chargement des exercices… / טוענים את התרגילים…

Les carnets à imprimer

Pour le moré · corrigés PDF / למורהCorrigé découverte · hébreu ↗Corrigé intermédiaire · bilingue ↗

À relire par un moré · לעיון ולאישור המורה. Les questions ouvertes du carnet intermédiaire sont proposées avec des choix dans la version en ligne.

Pour les grands · sources et repères

À relire par un moré

Rabbi Mena’hem Mendel Schneersohn. Troisième Rabbi de ‘Habad. 1789–1866.
Naissance : 29 Eloul 5549 · כ״ט אלול תקמ״ט. Départ de ce monde : 13 Nissan 5626 · י״ג ניסן תרכ״ו.

Adaptation originale pour les enfants. Les traditions ‘hassidiques sont annoncées dans le récit.

Images et portraits

Les paysages accompagnent le récit. Ils ne sont pas des photographies historiques.

  • Portrait peint · Portrait peint de Le Tséma’h Tsédek, dans la série de E. K. Tiefenbrun.
    E. K. Tiefenbrun — photographie de la série publiée par Mamesh · Source de la reproduction · Source

À relire par un moré. Les épisodes du couvercle et de la confiance sont présentés comme des récits de tradition, sans scène, dialogue ni guérison ajoutés. Mariage : 5 Kislev 5564 retenu d’après la chronologie documentée tz2 et Chabadpédia ; l’ancienne biographie française tz1 donne 5563. Acceptation de la direction : Chabadpédia indique 3 Sivan 5588 (1828), tandis que tz2 indique la veille de Chavouot 5589 (1829). Le récit ne tranche pas cette différence ; départ de ce monde du prédécesseur en 1827. Chtchédrin : 1846 d’après les documents d’archives de tz7 ; les anciennes biographies comportent d’autres dates. La boîte est un épisode non daté, présenté entre jeunesse et direction sans lui attribuer une année. Enfants : les biographies donnent habituellement sept fils et deux filles. Une tradition cite aussi Yera’hmiel, qui a quitté ce monde enfant (Lichmoa Ozen, signalé dans la note17 de la chronologie Chabad.org et dans la notice de ‘Haya Mouchka). Cette mention isolée est distinguée de la liste habituelle. Dvora et Esther Hadass sont ses demi-sœurs paternelles, filles de Chalom Chakhna et de Rivka. La notice du père les nomme toutes deux ; le tableau familial général n’en affiche qu’une.

Mena’hem Mendel et son grand-père

Grandir auprès de son grand-père

Apprendre la confiance

Les pages continuent leur chemin

Les noms et les mots du récit
Tséma’h Tsédek
tsé-ma‘h tsé-dek ; ‘h guttural, ts bien lié
Mena’hem Mendel
mé-na-‘hem men-del
Bita’hon
bi-ta-‘hone ; ne pas lire ‘h comme une lettre isolée

Ces indications aident à préparer une lecture. La prononciation orale doit être vérifiée par une personne qui connaît l’hébreu.

Le Tséma’h Tsédek