CHAPITRE 01 11
Dans la famille de Baroukh et Rivka
Rabbi Chnéour Zalman naît le 18 Eloul 5505. Son père s’appelle Rabbi Baroukh et sa mère, la Rabbanit Rivka. Très tôt, son goût pour la Torah et ses grandes capacités étonnent ceux qui l’enseignent.
La tradition ‘hassidique rapporte que, lorsqu’il a trois ans, son père le conduit auprès du Baal Chem Tov pour sa première coupe de cheveux. Ce sera leur seule rencontre. Plus tard, Chnéour Zalman recevra l’enseignement du Baal Chem Tov par l’intermédiaire de son disciple, le Maguid de Mézéritch.
CHAPITRE 02 11
Des leçons de plus en plus profondes
Le jeune Chnéour Zalman étudie avec une grande application. Son père le conduit à Loubavitch auprès de Rabbi Issakhar Ber. Le garçon progresse rapidement, jusqu’à ce que son maître estime qu’il n’a plus besoin de ses leçons.
Il poursuit alors son étude du Talmud, des décisions des sages et des livres qui expliquent le service d’Hachem. Sa bar-mitsva réunit des érudits qui reconnaissent l’étendue de ses connaissances. Pourtant, cette réussite ne met pas fin à sa recherche. Il lui reste encore un chemin personnel à découvrir.
CHAPITRE 03 11
Shterna et un premier grand choix
Le 12 Av 5520, Chnéour Zalman épouse Shterna, fille de Rabbi Yéhouda Leïb Segal, à Vitebsk. Ils commencent une vie de famille. Avec l’accord de son épouse, il utilise l’argent reçu pour son mariage afin d’aider des familles à travailler la terre.
Cet argent sert à acheter des terrains et ce qui est nécessaire à l’agriculture. Le jeune couple fait ainsi un choix généreux : leurs moyens peuvent permettre à d’autres de vivre dignement. L’étude de la Torah et l’attention aux besoins des familles avancent déjà ensemble.
CHAPITRE 04 11
Partir pour apprendre à prier
Chnéour Zalman veut approfondir son service d’Hachem. Il hésite entre deux grands centres d’étude, puis choisit Mézéritch. Il y cherche plus qu’un savoir supplémentaire : il veut apprendre à prier.
Auprès du Maguid, il devient un disciple. Il écoute les enseignements et les récits transmis par les maîtres. Il étudie aussi avec Rabbi Avraham Hamalakh, le fils du Maguid. Tantôt il enseigne le Talmud, tantôt il reçoit des explications de ‘Hassidout. Celui qui sait beaucoup reste capable de se mettre à la place de l’élève.
CHAPITRE 05 11
À son tour de guider
Après le départ de ce monde du Maguid, ses élèves continuent à enseigner. De plus en plus de ‘hassidim viennent demander conseil à Rabbi Chnéour Zalman. Puis Rabbi Mena’hem Mendel de Vitebsk part en Terre d’Israël. Rabbi Chnéour Zalman reçoit alors encore davantage de responsabilités.
À Liozna, il réunit des élèves et les forme. Il leur explique les enseignements de ses maîtres pour qu’ils puissent les comprendre et les mettre en pratique. Cette façon d’apprendre et de servir Hachem prend le nom de ‘Habad. Ses élèves pourront ensuite la partager autour d’eux.
CHAPITRE 06 11
Une idée, puis un geste
Pour Rabbi Chnéour Zalman, apprendre ne consiste pas seulement à retenir des mots. Il faut aussi réfléchir : que nous apprend la Torah ? Comment une mitsva nous rapproche-t-elle d’Hachem ? Quand une idée devient claire, elle peut nous donner envie de bien agir.
Ce n’est pas toujours facile. On peut savoir ce qui est bien et avoir du mal à le faire. Rabbi Chnéour Zalman enseigne pourtant que chaque effort compte. On avance un pas après l’autre : une leçon apprise, une prière attentive, un bon geste. Sa méthode aide chacun à continuer.
CHAPITRE 07 11
Le Tanya et le Choul’hane Aroukh
À la demande du Maguid, Rabbi Chnéour Zalman prépare un Choul’hane Aroukh. Il y explique les règles de la vie juive avec leurs raisons. Il devient une référence pour comprendre comment accomplir les mitsvot au quotidien.
Son autre ouvrage majeur, le Tanya, paraît pour la première fois en 1796. Il y donne des repères pour le combat intérieur, la prière et le service d’Hachem. Ces deux livres répondent à des besoins qui se rejoignent : savoir comment agir et trouver les forces nécessaires pour le faire.
CHAPITRE 08 11
Les pleurs que l’on doit entendre
Un récit transmis par les maîtres de ‘Habad raconte qu’une nuit, un bébé tombe de son berceau et pleure. Son père, Rabbi Dov Ber, est absorbé par son étude et ne l’entend pas. À l’étage, Rabbi Chnéour Zalman étudie lui aussi.
Il entend les cris, descend, relève l’enfant, le calme et le berce. Plus tard, il enseigne à son fils qu’une occupation spirituelle, même très élevée, ne doit pas empêcher d’entendre un appel à l’aide. La Torah doit rendre plus attentif aux autres, jusque dans les besoins d’un tout-petit.
CHAPITRE 09 11
L’épreuve du 19 Kislev
En 1798, Rabbi Chnéour Zalman est emprisonné par les autorités russes à la suite d’accusations dirigées contre son activité. Les ‘hassidim traversent des jours d’inquiétude. Puis, le 19 Kislev, leur maître est libéré.
Cette délivrance devient bien plus qu’un souvenir personnel. Les ‘hassidim y voient une nouvelle étape dans la diffusion de leur enseignement. Ils appellent cette date le Roch Hachana du ‘Hassidisme. Elle est une occasion d’étudier, de se réunir et de prendre de bonnes décisions pour que la lumière de la Torah continue de grandir.
CHAPITRE 10 11
Quitter Lyadi pendant la guerre
En 1812, l’armée de Napoléon avance en Russie. Rabbi Chnéour Zalman quitte Lyadi avec sa famille et des ‘hassidim. Le voyage dure des mois. Ils passent de ville en ville et doivent affronter les difficultés de la guerre et de l’hiver.
Le Rabbi tombe malade. Il quitte ce monde le 24 Tévet 5573, après la sortie de Chabbat. Jusqu’à ses derniers jours, ses enseignements rappellent la place des actes concrets de bonté.
CHAPITRE 11 11
Une famille et une œuvre qui continuent
Rabbi Chnéour Zalman est enterré à Haditch. Avec Shterna, il a fondé une famille dont les enfants prennent part à la vie du mouvement. Leur fils Rabbi Dov Ber poursuivra l’œuvre de son père à la tête de ‘Habad.
L’Admour Hazakène laisse aussi des discours, des écrits et une manière d’apprendre. Les générations suivantes ouvrent le Tanya et le Choul’hane Aroukh, étudient et mettent leurs enseignements en pratique. Le jeune homme qui était parti apprendre à prier est devenu un maître dont les livres accompagnent encore le travail quotidien du cœur.
Dans un village d’autrefois
