CHAPITRE 01 11
Dov Ber, le fils du maître d’école
À Loukatch, près de Rovné, un garçon naît : Dov Ber. Ses parents sont Rabbi Avraham et ‘Hava. La famille a peu d’argent.
Son père enseigne aux enfants. Voyant combien Dov Ber aime apprendre, il l’envoie auprès de Rabbi Yaakov Yéhochoua, le Pné Yéhochoua.
CHAPITRE 02 11
Apprendre, puis enseigner
Auprès de ses maîtres, Dov Ber approfondit le Talmud. Il apprend à examiner une question, à écouter les différents arguments et à chercher une réponse solide. Il étudiera aussi la Kabbale, qui éclaire les dimensions profondes de la Torah.
Devenu adulte, il enseigne à son tour aux enfants. Plus tard, il prononce des discours dans les communautés pour encourager les Juifs à se rapprocher d’Hachem. C’est ce rôle qui lui vaut le nom de maguid : un maître qui s’adresse au public et l’aide à avancer.
CHAPITRE 03 11
La famille de Dov Ber
Rabbi Dov Ber épouse Keïla. Il enseigne et étudie, mais ses jambes le font beaucoup souffrir.
Le couple attend longtemps un enfant. Les ‘hassidim racontent que le Baal Chem Tov leur promet un fils. Ce sera Rabbi Avraham Hamalakh, qui deviendra un grand savant de la Torah.
CHAPITRE 04 11
Le livre qui ne disait pas encore tout
Rabbi Dov Ber se rend auprès du Baal Chem Tov. Il possède déjà un grand savoir et ne comprend pas d’emblée ce que cette rencontre peut lui apporter. Les ‘hassidim racontent qu’il envisage même de repartir.
Alors, le Baal Chem Tov lui présente un passage du Ets ‘Haïm, un livre de Kabbale. Rabbi Dov Ber l’explique. Le Baal Chem Tov l’étudie à son tour d’une manière qui lui révèle une profondeur nouvelle. Le savant comprend qu’il a encore beaucoup à recevoir et choisit de rester son élève.
CHAPITRE 05 11
Quand un enseignement devient vivant
Ce que Rabbi Dov Ber reçoit ne se réduit pas à une connaissance supplémentaire. Dans l’explication transmise par les maîtres de ‘Habad, sa rencontre avec le Baal Chem Tov lui apprend à faire vivre les enseignements qu’il étudie.
Il saura ensuite les développer avec des mots qui permettent à ses élèves de les comprendre. La ferveur de la prière et la profondeur de l’étude peuvent aller ensemble. Ses disciples pourront ainsi reprendre cet enseignement et le transmettre à leur tour.
CHAPITRE 06 11
Une nouvelle place à la table
Le Baal Chem Tov quitte ce monde en 1760. Son fils, Rabbi Tsvi, assure d’abord la direction du mouvement. À Chavouot de l’année suivante, les disciples se retrouvent pour évoquer leur maître.
Le récit ‘hassidique rapporte que Rabbi Tsvi transmet alors la responsabilité à Rabbi Dov Ber. Celui-ci prend sa place à la tête de l’assemblée. Il est désormais le guide de ceux avec lesquels il avait appris. Le Maguid doit préserver ce qu’ils ont reçu du Baal Chem Tov et former les enseignants des générations suivantes.
CHAPITRE 07 11
Une maison d’étude ouverte sur le monde
Le Maguid rassemble autour de lui des disciples qui deviendront de grands maîtres : Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev, Rabbi Elimélekh de Lizensk, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi et beaucoup d’autres. Ils viennent apprendre, puis repartent transmettre dans leurs communautés.
Le maître voyage moins que le Baal Chem Tov. Pourtant, ses enseignements vont très loin. Chaque élève peut les expliquer à d’autres Juifs, avec ses propres qualités. À partir d’un même centre, la ‘Hassidout s’enracine ainsi dans de nombreuses régions d’Europe de l’Est.
CHAPITRE 08 11
Deux élèves, deux trésors à partager
Le Maguid rapproche Rabbi Chnéour Zalman de son fils, Rabbi Avraham Hamalakh. Les deux hommes étudient ensemble. Chacun possède des connaissances qu’il peut transmettre à l’autre.
Pendant une partie de leur étude, Rabbi Chnéour Zalman enseigne le Talmud à Rabbi Avraham. Puis les rôles changent : Rabbi Avraham partage avec lui ses connaissances de la ‘Hassidout. Cette rencontre montre comment on peut être à la fois maître et élève. Le Maguid accompagne leur apprentissage et permet à leurs connaissances de grandir ensemble, jour après jour.
CHAPITRE 09 11
Un livre pour la vie quotidienne
Le Maguid confie à Rabbi Chnéour Zalman une grande mission : rédiger un Choul’hane Aroukh. Ce livre doit aider à connaître les règles de la vie juive et les raisons des décisions.
Il faut réunir les avis des maîtres et expliquer comment agir. Cette tâche montre la confiance du Maguid envers son disciple. La ‘Hassidout qu’il transmet ne détourne pas des mitsvot concrètes : elle doit les éclairer. Le livre préparé par Rabbi Chnéour Zalman accompagnera ensuite des générations de lecteurs.
CHAPITRE 10 11
La dernière transmission
Le Maguid quitte ce monde à Anipoli, le 19 Kislev 5533, en 1772. Ses disciples sont profondément attachés à leur maître. Ils se chargent de transmettre les enseignements qu’ils ont entendus et d’assumer des responsabilités dans leurs communautés.
Après lui, plusieurs grands centres ‘hassidiques se développent. Ils possèdent des manières d’enseigner différentes, mais remontent à une source commune. Dans la chaîne qui mène du Baal Chem Tov à Rabbi Chnéour Zalman, le Maguid tient une place essentielle : il a reçu, expliqué et préparé ceux qui continueraient.
CHAPITRE 11 11
Des paroles qui deviennent des pages
Ses disciples ont aussi noté ses enseignements. Rabbi Chlomo de Loutsk rassemble différents écrits dans le Maguid Devarav LeYaakov. Ce livre paraît après le départ du Maguid de ce monde.
Ainsi, des paroles entendues dans une maison d’étude peuvent rejoindre des lecteurs qui vivent ailleurs et bien plus tard. D’autres générations les recopient, les impriment et les expliquent. L’œuvre du Maguid comprend donc les élèves qu’il a formés et les enseignements qu’ils ont conservés : deux chemins pour que sa voix continue d’être entendue.
Dans un village d’autrefois
