CHAPITRE 01 10
Le plus jeune des sept fils
À Loubavitch, au printemps 1834, la famille du Tséma’h Tsédek s’agrandit. La Rabbanit ‘Haya Mouchka donne naissance à Chmouel. Il est le plus jeune de leurs sept fils. Son père dirige alors les ‘hassidim de ‘Habad.
Autour de lui, la vie est rythmée par l’étude et la prière. Des visiteurs viennent chercher un conseil ou poser une question. Le petit garçon grandit ainsi dans une maison liée à beaucoup d’autres familles. On le connaîtra sous le nom de Rabbi Maharach.
CHAPITRE 02 10
Une chambre près de son père
Chmouel aime étudier. Son père suit ses progrès et lui donne, plus tard, une chambre voisine de son bureau. Le jeune homme peut consulter de précieux manuscrits : des textes écrits à la main.
Il y découvre les enseignements des maîtres précédents. Il lit, réfléchit, cherche à comprendre. Tout près de lui, son père peut l’aider. Ces années d’étude le préparent à devenir, lui aussi, un maître.
CHAPITRE 03 10
Deux mariages, une douloureuse épreuve
Alors qu’il est encore très jeune, Chmouel épouse Chterna, une fille de son frère Rabbi ‘Haïm Chnéour Zalman. Leur mariage est suivi d’une grande peine : son épouse tombe malade et quitte ce monde quelques mois plus tard.
Il se marie ensuite avec la Rabbanit Rivka, fille de Rabbi Aharon et de la Rabbanit ‘Haya Sarah. Avec Rivka, il fonde le foyer dans lequel grandira notamment Rabbi Chalom Dov Ber, le futur Rachab.
CHAPITRE 04 10
Des livres à l’action
À dix-sept ans, Chmouel reçoit la semikha. Cela signifie que des rabbins reconnaissent ses connaissances : il peut répondre à des questions de loi juive. Son père continue d’étudier avec lui chaque jour pendant plusieurs années.
Puis il lui confie des démarches pour aider les communautés. Chmouel apprend à écouter leurs difficultés et à chercher de l’aide. Ses livres lui apprennent aussi à agir pour les autres.
CHAPITRE 05 10
Prendre la suite à Loubavitch
En 1866, le Tséma’h Tsédek quitte ce monde. Plusieurs de ses fils guideront des communautés. Chmouel, lui, demeure à Loubavitch et y devient le quatrième Rabbi de ‘Habad.
Il prononce des discours de ‘hassidout et reçoit des visiteurs. Dans le même temps, il cherche à organiser une aide durable auprès des autorités. Un groupe de responsables établi dans la capitale doit pouvoir suivre les affaires importantes, même quand lui-même se trouve loin de Saint-Pétersbourg.
CHAPITRE 06 10
La promesse qu’il faut faire respecter
Une fois, apprenant que des violences continuent malgré les promesses faites par les autorités, il retourne à Saint-Pétersbourg. Grâce à un médecin lié à la cour, il obtient une rencontre avec le ministre de l’Intérieur. Il insiste sur la protection qui avait été promise.
Cette démarche lui vaut d’être retenu dans son hôtel sous surveillance. Deux jours passent. Le troisième, selon le récit biographique, une réponse favorable arrive du ministre. Sa persévérance a permis d’obtenir cette réponse.
CHAPITRE 07 10
Il sait aussi travailler le bois !
Le Maharach sait faire de la menuiserie. Quand sa santé lui demande de se reposer de ses longues études, il travaille notamment le bois. Il sait aussi écrire des rouleaux de la Méguila.
Un meuble et un rouleau ne demandent pas les mêmes gestes. Mais, dans les deux cas, il faut être attentif et précis. Les biographies gardent le souvenir de ces talents.
CHAPITRE 08 10
Un chemin au-dessus de l’obstacle
Son enseignement le plus célèbre porte un nom en yiddish : Lekhat’hila Ariber. Il invite à aborder une difficulté avec élan, en cherchant d’emblée comment la dépasser. L’image est celle d’un obstacle que l’on franchit par-dessus.
Cette idée ne signifie pas que toutes les difficultés disparaissent. Elle encourage à ne pas commencer par renoncer. Un nigoun, une mélodie ‘hassidique associée au Maharach, porte aussi ce nom. Les ‘hassidim le chantent encore. Ainsi, une idée peut se transmettre par une explication, mais aussi par une mélodie que plusieurs générations apprennent à leur tour.
CHAPITRE 09 10
Des cahiers à retrouver
Les enseignements du Maharach sont conservés dans des cahiers. Plus tard, on les rassemble pour les publier. Mais tous les cahiers n’ont pas encore été retrouvés !
Le Rabbi demande donc à ceux qui possèdent des copies de les faire connaître. Il faut comparer les textes et vérifier qui les a écrits. Grâce à ce patient travail, de nouvelles générations pourront lire et étudier les paroles du Maharach.
CHAPITRE 10 10
Une vie courte, une œuvre transmise
Le Maharach quitte ce monde à Loubavitch en 1882. Il a quarante-huit ans. Ses discours seront notamment réunis sous le titre Torat Chmouel. La Rabbanit Rivka lui survivra de longues années et transmettra de nombreux souvenirs de la famille.
Son fils Rabbi Chalom Dov Ber prendra progressivement la direction de ‘Habad. Mais le Maharach laisse une manière bien reconnaissable d’avancer : étudier avec profondeur, agir pour les autres et chercher un passage lorsque la route semble fermée.
Dans un village d’autrefois
