CHAPITRE 01 10
Un enfant à Loubavitch
Chalom Dov Ber naît à Loubavitch en 1860. Son père est Rabbi Chmouel, le Maharach ; sa mère, la Rabbanit Rivka. Il grandit près de son grand-père, le Tséma’h Tsédek, qui dirige encore les ‘hassidim.
Le petit garçon commence à apprendre la Torah. Il deviendra célèbre sous le nom de Rabbi Rachab. Pour l’instant, c’est un enfant qui découvre les récits du ‘Houmach et pose des questions. L’une d’elles restera particulièrement connue.
CHAPITRE 02 10
Une question avec des larmes
Un récit de tradition raconte qu’à quatre ou cinq ans, il vient recevoir la bénédiction de son grand-père, près de son anniversaire. Il a étudié le passage où Hachem se révèle à Avraham. Cette histoire le touche si fort qu’il pleure : pourquoi Avraham a-t-il pu connaître cette révélation ?
Le Tséma’h Tsédek lui répond en parlant de l’effort d’Avraham, qui accomplit la brit mila à quatre-vingt-dix-neuf ans. Le récit garde le souvenir d’un enfant pour qui la Torah n’est pas lointaine. Elle devient une question personnelle, importante, qu’il porte devant son grand-père.
CHAPITRE 03 10
Un jeune couple, puis un petit garçon
Chalom Dov Ber poursuit son étude en grandissant. En 1875, il épouse la Rabbanit Chterna Sarah, fille de Rabbi Yossef Its’hak d’Avroutch. Le mariage se déroule dans cette ville. Son père, retenu par sa santé, ne peut pas y participer ; sa mère l’accompagne.
Le jeune couple s’installe ensuite à Loubavitch. Chalom Dov Ber consacre beaucoup de temps à approfondir la Torah. En 1880, leur fils unique, Yossef Its’hak, vient au monde. Cet enfant sera plus tard le Rabbi Rayats.
CHAPITRE 04 10
Il devient Rabbi, peu à peu
En 1882, le Maharach quitte ce monde. Son fils Chalom Dov Ber a vingt et un ans. Il commence à enseigner la ‘hassidout et à conseiller les ‘hassidim. Pourtant, il n’accepte pas encore toutes les tâches du Rabbi.
Les années passent. Il étudie, enseigne et aide les communautés. À Roch Hachana 5654, en 1893, il accepte pleinement de les guider. Il devient le cinquième Rabbi de ‘Habad. Pour lui, cette grande mission s’est préparée peu à peu.
CHAPITRE 05 10
Aider ceux qui doivent recommencer
Les soucis des familles occupent une place importante dans son travail. Quand des Juifs sont chassés de Moscou, il participe aux efforts pour les aider. Plus tard, il encourage un projet d’usine textile à Doubrovna, afin de créer des emplois.
Pendant la guerre entre la Russie et le Japon, il s’occupe aussi de l’envoi de matsot aux soldats juifs. Même très loin de chez eux, ils doivent pouvoir célébrer Pessa’h. Une école, du travail, des aliments pour une fête : les besoins sont différents, mais chacun mérite une réponse concrète.
CHAPITRE 06 10
Une annonce pendant une fête de famille
En 1897, Yossef Its’hak se marie. Au cours de la semaine des réjouissances, son père réunit des rabbins et des ‘hassidim. Il annonce la création d’une nouvelle yeshiva à Loubavitch. Les premiers élèves commencent bientôt à étudier.
Cette école deviendra Tom’hei Temimim. Le Rachab veut que ses étudiants étudient sérieusement le Talmud et la ‘hassidout. Comprendre les textes, apprendre à prier avec attention et travailler son caractère doivent avancer ensemble. Il confie ensuite une part importante de la direction à son fils.
CHAPITRE 07 10
Apprendre avec l’esprit et le cœur
À Tom’hei Temimim, la ‘hassidout fait partie du programme régulier. Elle ne dépend plus seulement d’un moment libre ou d’une envie passagère. Des enseignants aident les élèves à réfléchir aux textes.
Le nom Temimim évoque des personnes entières : ce que l’on comprend doit aussi influencer la manière de vivre. Les connaissances doivent aider les élèves à prier, à respecter les autres et à mieux maîtriser leur caractère. Ses élèves pourront ensuite enseigner et servir les communautés.
CHAPITRE 08 10
Des questions, puis des réponses
Quand le Rachab enseigne, il prend le temps d’expliquer. Il pose une question, puis avance pas à pas. Certaines de ses explications continuent pendant plusieurs mois, et même plusieurs années !
En 1912, il commence une longue série appelée Ayin Beth. Avant la fin de 1915, il a déjà donné cent quarante-quatre enseignements de cette série. Il continue ensuite à les écrire. Grâce à ses livres, on peut encore les étudier longtemps après lui.
CHAPITRE 09 10
Quitter Loubavitch
La Première Guerre mondiale bouleverse la vie des communautés. En 1915, le Rachab quitte Loubavitch avec sa famille et s’installe à Rostov-sur-le-Don.
La guerre, puis la révolution et la guerre civile, rendent les conditions de vie très difficiles. Le Rachab continue pourtant d’enseigner et d’écrire. Son grand ensemble de discours commencé en 1912 avance encore sur le papier. Les lieux changent, les institutions sont menacées, mais les textes et les élèves peuvent emporter avec eux ce qu’ils ont reçu.
CHAPITRE 10 10
Une école confiée à son fils
Le Rachab quitte ce monde à Rostov en 1920. Son fils Yossef Its’hak lui succède. Il reçoit notamment la responsabilité de veiller sur Tom’hei Temimim et de poursuivre son œuvre d’éducation.
La petite yeshiva ouverte pendant une semaine de mariage connaîtra bien d’autres voyages. Ses élèves continueront à étudier et à transmettre, même dans des circonstances très difficiles. Son œuvre aide les nouvelles générations à comprendre, à prier et à faire grandir leur esprit et leur cœur.
Dans un village d’autrefois
